Coordination de ARICY CURVELLO
CECÍLIA MEIRELES
FUTURO
É preciso que exista, enfim, uma hora clara,
depois que os corpos se resignam sob as pedras
como máscaras metidas no chão.
Por entre as raízes, talvez se veja, de olhos fechados,
como nunca se pôde ver, em pleno mundo,
cegos que andamos de iluminação.
Perguntareis : “Mas era aquilo, o teu silêncio ?”
Perguntareis : “Mas era aquilo, o teu coração ?”
Ah, seremos apenas imagens inúteis, deitadas no barro,
do mesmo modo solitárias, silenciosas,
com a cabeça encostada à sua própria recordação.
FUTUR
Il faut qu’ il y ait enfin une heure claire
quand reposent les corps resignés sous les pierres
comme des masques enfouis dans le sol.
Parmi les Racine, peut-être voiit-on les yeux fermés,
comme jamais on ne peut voir sur terre,
aveuglés que nous sommes par tant de lumière.
On demandera: “ Mais c’était cela, ton silence ?”
On demandera: “ Mais c’était ainsi, tonm coeur ?”
Hélas, nous ne serons que d’inutiles images couchées dans
l’ argile,
toutes pareillement solitaires, silencieuses,
la tête reposant sur le souvenir.
(“Mar Absoluto”)
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PAUSE
Maintenant, c’ est comme après un enterrement.
Laisse-moi dans ce lit á la taille de mon corps
près du mur uni d’ où jaillit um sommeil vide.
La nuit défait le pauvre jeu des variétés.
Mets la ligne de l’ horizon entre mes cils
et trempe de silence le dernier brin d’ espoir.
Laisse faire ce grillon invisible
- du mercure qui tressaille sur la paume de l’ ombre –
laisse-le mener sa musique à lui seul
propre à faire cesser tout à coup l’ arabesque des souvenirs.
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LE VENT
Les vents d’ août sont passés qui tout emportèrent.
Les arbres humiliées frappèrent le sol de leurs rameaux.
Des tois s’ en allèrent, et des échafaudages,
des choses infinies s’ en sont allées:
les nids que les hommes n’ avaient pas aperçus parmi les
branchages
et un espoir invisible habitant un coeur.
Les vents d’ août sont passés, terrifiants, au coeur de la nuit.
Ils marchèrent sur tous les sommeils ecrasés.
Après, sur le paysage las de tant d’ aventure - sans forme
et sans écho –
le soleil retrouva les enfants qui venaient en quête du vent
pour faire monter leurs fragiles cerfs-volants.
Ø Đ Φ
(Da antologia “La poésie brésilienne”, com organização e tradução de A. D. Tavares-Bastos, premiada em 1954 pela Academia Francesa. A 1a. edição francesa foi lançada por Editions Seghers, em Paris, em 1966.)
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